Ukategorisert

Refugees in Goma DRC protest letter to UNHCR and CNR on how they are managed: Refugees won’t regret the departure of UNHCR

Date : Lundi 22 Octobre 2021

Exif_JPEG_420
Exif_JPEG_420

Au Chef d’Antenne

Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR)

Goma/ Nord-Kivu,

République Démocratique du Congo

Au Représentant du Haut-Commissariat de Nations Unies pour les Réfugiés,

UNHCR Sous-Délégation de Goma

Goma Nord-Kivu

République Démocratique du Congo

Copie pour Information à :

Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province,

La Police Nationale Congolaise,

La Direction Générale de Migration

La Commission Nationale de Droits de l’Homme,

La Société Civile Force Vive,

Le Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo –Kinshasa (COJESKI-RDC),

Bureau Conjoint de Droit de l’Homme/ MONUSCO

La Delegation de l’Union Europeenne a Kinsasa,

Le Comité des Refugies Urbains de Goma,

(Tous à Goma, Nord-Kivu)

Objet : Les réfugiés et demandeurs d’asile urbains de Goma et ses environs rejettent la politique néfaste du HCR et CNR de gestion des réfugiés au Nord-Kivu en République Démocratique du Congo

Nous les réfugiés et demandeurs d’asile de Goma et ses environs signataires de ce Mémorandum venons humblement auprès de vous pour exprimer notre indignation suite aux directives et méthodes mise en place comme mode de gestion des refugies et demandeurs d’asile à Goma en particulier et au Nord-Kivu en Générale.

Se basant sur les informations obtenues auprès des participants dans différentes réunions tenue actuellement indiquant que selon le HCR et la CNR, le budget qui reste inconnu des réfugiés diminue chaque année de 30%, et pour le HCR la réponse à ce problème serait de se retirer dans la protection des réfugiés. Nous portons à votre attention que d’ailleurs c’est depuis longtemps que des milliers des réfugiés vivent sans assistance du HCR, et se demandent des questions à quoi sert la présence du CHR pour ces milliers des réfugiés abandonnés. Son départ serait très salutaire pour ouvrir de porte à d’autres acteurs qui peuvent aider les réfugiés. Nous remarquons que le HCR en DRCongo est diffèrent des autres Délégations du HCR dans plusieurs pays Africains, et a déjà échoué à sa mission de protection des réfugiés.

Nous continuons à entendre des propos négativistes des agents du HCR et CNR qui se basent sur la présentation des problèmes des réfugiés comme très compliquée, complexe et difficiles à résoudre alors que des solutions aux problèmes des réfugiés existent et restent largement non-exploitées. Curieusement le HCR et la CNR se focalisent sur le rapatriement dont on se demande à quel point ce rapatriement présente un caractère volontaire.

Comme si cela ne suffisait le HCR, CNR et leurs partenaires sont très impliques et contrôlent totalement la mise en place du Comité des Réfugiés urbains en violation de nos droits miliaires de nous choisir nos leaders librement. Nous nous insurgeons contre la mise en place des certaines personnes bien sélectionnées par le HCR, CNR et ses partenaires dans des réunions pour représenter des réfugiés, en laissant à l’écart des leaders vocaux des réfugiés qui ont des idées critiques pour faire avancer les choses.

Se référant sur l’article 21 section (3) de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule la souveraineté du peuple et la volonté du peuple comme façon de gouvernance, nous réfugiés et demandeurs d’asile de Goma sommes extrêmement choqués et inquiets de la façon archaïques dont la CNR et le HCR semblent faire les choses contrairement aux acquis de la liberté et de la démocratie.

. La pratique de continuer à créer des devisions et des confusions parmi nous met en péril votre mission principale d’assurer la protection des tous les réfugiés.

Souvent les réfugiés ne sont pas consultés dans la prise des décisions et sont exposés à subir impuissamment les ordres imposés par le HCR/CNR en utilisant différentes formes d’intimidations et menaces contre ceux-là qui ont des opinions contraires.

Ayant proclamé, l’état de droits basé sur la force de la loi, et non la loi de la force qui caractérise l’actuel régime dont vous êtes l’exécutant dans le domaine des réfugiés, nous mettons nos réservations sur la Charte qui définit la désignation de leaders des réfugiés qui reste une fabrication de la CNR/HCR pour des intérêts non connus encore, mais aussi sur la façon dont les élections des leaders des réfugiés sont organisées ainsi que la compétence des organisateurs (CNR/HCR) de ces élections en matière électorale.

En outre la pratique d’organiser les élections des représentants des réfugiés à Goma, nous nous demandons quel est le sort des milliers d’autres réfugiés dispersés dans les 8 territoires de la Province du Nord-Kivu dont leurs voix et aspirations semblent être ignorées pour des raisons non encore avouée. La ville de Goma héberge seulement une petite portion des réfugiés alors que les autres aussi doivent être parmi nous. N’est –il pas une stratégie de continuer à nous diviser pour nous affaiblir ?

Au-delà de ce qui précède, nous réfugiés et demandeurs d’asile signataires de cette lettre rejetons catégoriquement la proposition de la CNR/HCR de violer notre droit millénaire de se choisir des dirigeants, et nous demandons l’organisation des élections libre, crédible, transparentes, inclusive et apaisée qui pourront nous donner un leadership qui représente tous les réfugiés dans la province du Nord-Kivu.

Nous restons mobiliser pour défendre nos droits à travers des moyens légaux et lançons un cri d’alarme au Gouvernement Congolais et au peuple Congolais de nous assister pour le respect de nos droits,

Author: Kuliloshi Pecos