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LETTRE OUVERTE A UNHCR GOMA: STOPPER LES VIOLATIONS DES DROITS DES REFUGIES A L’EST DE LA RDCONGO

Dear Sir/ Madam,

Kindly find our Letter addressed to Goma due to the current violations of refugees rights.  This letter is in French but still you can read in English through Google Translation from our website, just click on the language you would wish from the website. The letter is bellow.

Thanks

Cher (e) Monsieur/ Madame,

A travers cette lettre addressee a UNHCR Goma, nous voulons demmander l’implication de chaque personne pour une protection effective des refugies a l’Est de la RDCongo. La lettre est en Francais mais vous pouvez aussi la lire dans d’autres langues a travers la traduction Google dans le site internet. Choisissez la langue de votre choix. LETTRE OUVERTE AU HCR GOMA SUR LA SITUATION DES REFUGIES AOUT 2021

Priere de trouver la Lettre sur piece jointe dont la copie a deja ete envoyee a UNHCR Goma.

Merci bcp

Jackson Baguma Ntamuzinda

Coordonateur Regional

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Transmis Copie pour information à:

Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province

Goma/ Nord-Kivu RDCongo

Au Chef d’Antenne de la

Commission Nationale pour les Réfugiés

C.N.R Nord Kivu/ R.D.Congo

Au Représentant Régional

Haut-Commissariat des Nations Unies

Pour Les Réfugiés (UNHCR)

Kinshasa – R.D.Congo

Au Secrétaire Permanent de la

Commission Nationale pour les Réfugiés C.N.R

Kinshasa, R.D.Congo,

Au Président de la Coordination de la Société Civile Force Vive

Goma, Nord Kivu / R.D.Congo

Au Chef d’Antenne du Nord-Kivu

Commission Nationale pour les Droits Humains

Goma, Nord-Kivu/ R.D.Congo

Aux Représentants des Réfugiés

Nord-Kivu/ R.D.Congo         

Au Représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies

Pour les Réfugiés (UNHCR),

Sous Délégation de Goma – R.D.Congo

Nous vous saisissons votre attention sur l’urgence de vous impliquer davantage pour redresser la situation des réfugiés qui se dégrade au Nord-Kivu, République Démocratique du Congo

La toute première phrase du Préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 à la quelle UNHCR se ressource dans toutes ces documentations et sa communication publique stipule ceci « Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde »,

Se référant à notre lettre du 10 Mai 2021 vous adressée sur les pratiques illégales en place qui seraient à la base des violations massive des droits des réfugiés au Nord-Kivu, RDCongo,

Observant que la République Démocratique du Congo est signataire de la Convention de Genève de 1951, de la Convention de l’OUA de 1969, de la Déclaration Universelle de Droits de l’Homme de 1948, ainsi que la mise en place de la loi Congolaise pour les réfugiés de 2002

Se référant sur la politique Global du UNHCR de 2009 sur la protection des réfugiés dans les milieux urbains, ainsi que celle de 2014 sur les solutions alternatives aux problèmes des réfugiés hors des camps ainsi que la protection des réfugiés en dehors des camps, ainsi que la responsabilité mondiale du UNHCR de rendre compte de la protection des réfugiés,

Nous venons auprès de vous saisir sur la dégradation de la vie des réfugiés au Nord-Kivu et pour vous rappeler de la persistance des pratiques arbitraires et illégales qui réduisent l’espace de protection aux milliers des réfugiés, tel que nous l’avions indiqué dans notre lettre ci haut citée. Cette lettre s’inscrit dans notre démarche citoyenne de faire notre de contribution pour avancer les efforts visant à résoudre les problèmes des réfugiés comme nous le disons toujours « les réfugiés au Nord-Kivu ne sont pas des problèmes mais ils ont des problèmes ».

Cette lettre intervient aussi dans une situation particulière actuellement où nous observons des agitations parmi les réfugiés qui arrivent au bout de leur patience et pensent braver l’exigence de l’Etat de Siège pour des actions de revendications collectives et publiques. Même si cette démarche est légale et légitime, nous pensons que votre Bureau serait plus attentif à d’autres formes d’expression comme cette lettre.

Ces trois derniers mois sont marqués par la mise en place de l’Etat de Siège dont les conséquences directes sur les réfugiés seraient la persistance des allégations qui indiqueraient des arrestations arbitraires, les détentions dans milieux inconnus des réfugiés alors que d’autres seraient portés disparus comme le cas de Angelo dont nous sommes sans trace depuis le 26 Mai 2021. Mais aussi les opérations militaires dans le Masisi semblent pousser un nombre visible des réfugiés vers la ville de Goma où ils vivent sans interventions de l’UNHCR malgré nos efforts fourni pour vous alerter. Nous continuons à suivre dans les media des déclarations qui amalgament les réfugiés aux groupes armés ainsi que des messages de haine envers les réfugiés qui sont souvent identifiés comme « des infiltrés Rwandais ».

Notre récente visite dans la prison centrale de Munzenze à Goma a réveillé les cas des réfugiés qui sont détenus soit arbitrairement, soit ont subi des condamnations injustes ou attendent pendant plus de 5 ans pour être fixés de leur sort. Ils n’ont pas accès à une représentation légale, et la situation sociale de leurs familles restent inconnues par l’UNHCR et d’autres organisations humanitaires.

L’irruption du Volcan Nyiragongo a aussi fait des victimes parmi les réfugiés qui demeurent oubliés jusqu’à présent alors que les efforts sur le plan national se focalisent sur les populations locales. Certains réfugiés qui avaient perdu leurs maisons auraient bénéficiés d’une forme d’assistance à travers AIDES et cela est très louables mais toute fois on constant le manque de la volonté d’identifier toutes les victimes mais aussi de vouloir comprendre les conséquences du Volcan sur la vie des réfugiés.

Nous avons déjà remarqué quatre catégories des réfugiés qui subissent les effets négatifs du volcan : Les réfugiés qui ont accueillis dans leurs maisons d’autres personnes et avec eux ils ont consommé toute leur économie, les réfugiés qui ont fuient le volcan et ont tout perdu pendant leur fuite, les réfugiés dont les maisons ont été emportées par le Volcan et les réfugiés qui sont actuellement chassés dans des maisons et parcelles car les Congolais veulent construire dans ces endroits considérés comme épargnés du Volcan.

Depuis le mois de Mai 2021 jusqu’à présent nous n’avons pas encore observé des interventions pour pallier aux souffrances de toutes ces personnes, alors que ceci serait une opportunité pour UNHCR de présenter d’une manière effective les problèmes des réfugiés de Nyiragongo longtemps écartés dans les interventions humanitaires sur base des mythes.

La présence de la délégation de UNHCR Kinshasa à Sake au mois de Juin 2021 avait suscité de l’espoir parmi les réfugiés au Nord-Kivu mais aussi en date du 19 Juin 2021 le HCR Kinshasa avait promis de porter assistance aux réfugiés sinistrés du Volcan selon une interview diffusée par la RTNC et tant d’autres media, mais jusqu’à présent les réfugiés dans leur diversité se demandent des questions sur cette promesse qui tarde à venir.

Et pour rendre très difficile la vie des réfugiés, ils sont particulièrement touchés par le COVID19 qui avait trouvé déjà leur économie inexistante, mais aussi nous constatons que jusque-là UNHCR n’a pas encore envisagé des interventions pour soulager ces réfugiés qui attendent impatiemment.

Trois mois déjà passés et nous observons qu’il n’y a pas un grand changement positif sur les faits que nous avions indiqué dans notre lettre et ceci nous inquiète beaucoup alors que la présence de l’UNHCR serait une bénédiction pour des milliers des réfugiés.

Nous avons déjà remarqué une seule réunion entre UNHCR avec le Comité des Réfugiés Urbains de Goma et de Karisimbi mais aussi une seule Journée porte- ouverte et nous encourageons des telles initiatives qui devraient être régulières et qui devraient s’étendre aux autres réfugiés partout au Nord-Kivu malheureusement ceci n’a pas encore été le cas. Nous avons aussi demandé que des telles réunions soient une occasion de partager de connaissance, combattre des mythes et stéréotypes, échanger des informations sur la situation des réfugiés sur terrain ainsi que la mise en place des solutions et des responsabilités mais surtout une opportunité de construire un consensus sur la façon d’intervenir aux problèmes des réfugiés.

Nous regrettons de constater qu’à part les réfugiés urbains qui sont au moins 3,000 d’autres réfugiés ne sont pas représentés dans la prise des décisions ainsi que de la participation dans leurs affaires car ils n’ont pas de comité qui les représente à chaque niveau. Les réfugiés les plus proches de vous sont ceux-là qui sont dans le Nyiragongo et Sake dont l’éruption du Volcan nous aurait pu apprendre l’urgence de mettre en place un Comité des réfugiés dans cette zone et dans d’autres tel que dans le Masisi, Lubero, Rutshuru, Beni, Butembo, Walikale qui sont fortement affectée par l’Etat de Siège et qui hébergent un grands nombre des réfugiés. Ces crises observées actuellement ne pourrait pas être un prétexte pour UNHCR d’y répondre par un profil bas ni par un retrait tel que ça se voit mais plutôt propulserait UNHCR aux fronts au centre de la vie de chaque réfugié.

Nous avons observé depuis Janvier 2021 que UNHCR n’a pas même essayé de mettre en place un système de communication avec les réfugiés au Nord-Kivu pas d’affiche, pas de SMS, pas de Communiqué ni à la Presse ou media, et pas de rencontre physique parmi tant d’autres stratégies. Ceci éloigne UNHCR dans la vie quotidienne des réfugiés tel que nous n’avons observé depuis longtemps dans des évènements ci -après : Avec le COVID19 UNHCR est absent, avec l’Etat de Siege UNHCR est absent, la Journée Mondiale des Réfugiés UNHCR Goma était invisible et avec le l’éruption du Volcan Nyiragongo UNHCR demeure absent jusqu’à présent.

Ceci placerait le UNHCR dans état d’abandon de réfugiés et suscite plusieurs questions sur la capacité du leadership de UNHCR Goma pour résoudre les problèmes, motiver les réfugiés, inspirer les réfugiés, guider les réfugiés et les assurer l’accompagnement de UNHCR dans leur efforts de résilience.  Au contraire nous avons observé la mise en place d’une stratégie de vouloir nier les responsabilités et le rejet total des réfugiés qui sont hors de Goma et souvent le manque d’une position claire envers les réfugiés qui ont besoin des services surtout les soins médicaux.

Certains des centres Médicaux partenaires de UNHCR tel que Ushirika, et Tout est Grace revendiquent les soins médicaux aux réfugiés d’une manière sélective et discriminatoire sous prétexte de contrat avec AIDES qui est votre partenaire, malgré nos multiples demandes et alertes sur cette pratique de d’exclusion mais nous ne trouvons pas des évolutions bien que l’équipe de protection de UNHCR a déjà intervenu dans certains cas des réfugiés malades, alors que pour d’autres leurs factures sont encore impayé dans ce deux centres médicaux.

Ce manque de leadership ardent pousserait UNHCR Goma à prendre distance des demandes légales et légitimes de chaque réfugiés pour accéder aux soins médicaux, a la nourriture, au logement ainsi que l’éducation de leurs enfants, de vivre en paix et en sécurité, de rêver pour un avenir meilleur à travers les trois solutions durables. Auquel s’ajoute la nécessité d’être bien identifié et avoir une carte pour réfugiés qui permet à chaque personne de circuler librement dans ce pays.

Certains réfugiés sont jusqu’à présent conditionnés de résider soit à Goma soit à Karisimbi pour espérer une forme de l’assistance du UNHCR dont même il semble difficile à définir car UNHCR reste très vague sur ces activités envers les réfugiés au Nord-Kivu et personne a une idée claire sur ce que UNHCR fait pour les réfugiés. La mise en place des structures bureaucratique comme la Mutuelle de Santé réduit énormément l’accès aux soins médicaux des beaucoup des réfugiés. Seul le service de santé doit transiter par 5 structures à Goma pour arriver au même réfugié se trouvant à Goma.

Le manque d’une stratégie efficace de communication a effondré les atouts de UNHCR pour bien aider les réfugiés, les partenaires ainsi que la population locale d’apprécier ce que le UNHCR a déjà fait, ce que UNHCR fait et ce que UNHCR prévoit faire pour répondre effectivement aux problèmes des réfugiés au Nord-Kivu.

Bien que la CNR estime que les réfugiés à Goma seraient plus environs 3000, nous estimons que les réfugiés à Goma seraient plus de 10,000 mais aussi la CNR indique que le Nord-Kivu aurait 100,000 réfugiés mais nous estimons qu’il aurait plus de 700,000 qui demeurent sans identité et nous semblons voir le manque de volonté manifeste pour s’assurer que chaque réfugié à une carte pour réfugié.

Certains documents surtout les attestations des réfugiés qui seraient livrés par la C.N.R en collaboration avec UNHCR Goma possèdent une phrase suivante «  La qualité de réfugié ne donne pas automatiquement droit à l’assistance ». Cela parait une violation délibérée et officialisée des droits des réfugiés qui ont besoin de ces services comme droit fondamental lié à leur vie. Ceci semble être maintenu au moment où les réfugiés continuent à se poser plusieurs questions sur l’importance du statut de réfugiés et dont beaucoup se trouvent dans l’incapacité de faire montrer aux autres pourquoi il est très important de se faire enregistrer comme réfugiés. Cette dévalorisation du statut des réfugiés alimente la méfiance des plusieurs personnes et serait une des causes qui les pousseraient à recourir à la Carte d’Electeur Congolaise, une pratique à laquelle UNHCR et la CNR garent silence.

Ceci nous invite alors à partager avec vous que les droits humains sont « Universels, Inaliénables, Indivisibles et Interdépendants ». Et même ces documents des réfugiés ne leurs permettent pas d’accéder aux différents services comme la libre circulation, la Banque, la Communication par Téléphone parmi tant d’autres. Airtel Congo par exemple nous avait indiqué qu’il oblige les réfugiés à venir avec la Carte d’Electeur pour acheter un SimCarte. Les réfugiés ne seraient pas libres de circuler en utilisant leurs documents, au mois de Mai 2021 certains réfugiés qui se déplaçaient à cause du Volcan auraient été arrêtés à Mubambiro vers Sake car ils ne possédaient pas la Carte d’Electeur, ils auraient été libérés après avoir payé de l’argent aux services de sécurité.

Se basant sur plusieurs témoignages des réfugiés qui participent à nos hebdomadaires ainsi que nos différentes visites dans le Nyiragongo tel que nous l’avions indiqué dans notre rapport vous adressé sur la situation des réfugiés dans cette partie, nous remarquons que ces réfugiés longtemps abandonnés à eux-mêmes, cherchent d’autres moyens nécessaires pour continuer à survivre et à susciter notre attention sur leur visibilité et les problèmes auxquels ils sont confrontés, cette recherche de moyen pour s’exprimer a poussé certains d’être recrutés par des groupes armés alors que d’autres continuent à piller les ressources naturelles de la RDCongo dont les minerais sous-sol ainsi que la déforestation du Parc National de Virunga et de Kahuzi-Biega.

Et encore tout ceci se passe sous silence de UNHCR et de la CNR, curieusement bien que UNHCR reste ambiguë sur sa position envers chaque personne qui se trouverait dans des groupes armés ayant une raison valable ou pas, la CNR continue d’appliquer une politique de diabolisation envers ces réfugiés membres des groupes armés ce qui n’encourage pas leur réduction tel que voulu et souhaiter par notre gouvernement central. Pour une paix durable chacun devrait jouer sa part de responsabilité et cela passerait par une gestion et protection effective des réfugiés à l’Est de la RDCongo dont vous êtes guidé par la politique des Nations Unies de partage des responsabilités.

Ayant remarque comme tant d’autres acteurs au monde que le Rwanda n’est pas encore sùre pour tous ces citoyens, nous observons avec consternation le maintien en place de la politique néfaste visant le rapatriement forcés des réfugiés vers le Rwanda souvent en complicité avec la MONUSCO. La CNR estime de depuis 2010 plus de 170.000 réfugiés ont été rapatriés vers le Rwanda dont une grande partie rentreraient encore en RDCongo comme nous l’avions observé avec le cas de 19 réfugiés arrêtés à Kibati le 19 Mai 2021. Selon nos estimations 4/10 réfugiés Rwandais qui arrivent à notre Bureaux auraient déjà été rapatriés dans le passé mais ils ont encore fuit vers le Congo. Tandis que d’autres se dirigeraient vers l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, la Zambie, et le Malawi où ils seraient enregistrés comme des réfugiés Congolais, ainsi que les allégations persistantes de ces réfugiés qui rentrent encore pour soit former ou joindre un groupe armé dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Nous remarquons aussi une violation délibérée du droit des réfugiés de posséder une carte pour réfugiés car ces cartes sont octroyées à certains réfugiés d’une façon discriminatoire et sans explication de nature à convaincre pourquoi ce traitement différant alors que d’autres réfugiés possèdent seulement les attestations. Mais aussi il est incompréhensible de constater que certains demandeurs d’asile attendraient même plus de 10 ans sans suite a leurs demandes alors que nous avons UNHCR et la CNR dans ce pays.

Bien qu’ il existe un Comité des réfugiés urbain officiellement reconnu qui devrait représenter valablement les réfugiés, il existerait des suspicions sur la mise en place d’un autre leadership parallèle qui semble être plus secret qui serait entretenu par la CNR et AIDES, mais aussi les allégations sur l’existence des réfugiés qui sont mis en place pour espionner, diviser et décourager les autres au profit des certaines organisations dont les victimes directes sont des réfugiés leaders d’opinions qui estiment qu’ils ne peuvent plus accéder aux services offert par AIDES à cause des leurs opinions qu’ils partagent sur la façon de répondre effectivement aux problèmes réfugiés.

En rapport avec la convention de l’OUA complétée par la politique du UNHCR les réfugiés doivent rester à au moins 50km de la frontière de leur pays d’origine mais nous remarquons que les réfugiés à Goma sont soit à quelques mètres de frontière surtout dans Bujovu, Birere et Kibati, mais aussi à moins de 3Km de la frontière surtout dans la Commune de Goma et Karisimbi et tant d’autres milieux qui sont considérés comme lieu de résidences des réfugiés.

Nous observons avec amertumes que des milliers des réfugiés n’ont pas des lieux des résidences officiellement reconnus par UNHCR et la CNR malgré les faits que ces réfugiés existent, mais aussi nous sommes inquiets de la visibilité de UNHCR dans des interventions envers les Déplacés Internes au détriment des réfugiés qui constituent le mandat traditionnel de UNHCR ainsi que la politique de privilégier le partenariat avec d’autres organisations qui se focalisent sur les Déplacés Internes alors que leur mandat traditionnel ainsi que dans d’autres pays est sur les réfugiés tel que nous l’observons avec Jesuit Refugee Service (JRS) et Norwegian Refugee Council (NRC).

Recommandations

En respectant les mesures de la lutte contre le COVID19, UNHCR devra être visible à travers des actions concrètes dans la situation des refugies, et renforcer sa relation avec le Comité des Refugies Urbains,

Mettre en place une stratégie efficace de communication à deux sens avec les réfugiés, les populations d’accueil ainsi que les autorités à tous les niveaux,

Mettre en place des services de protection efficaces qui visent à restaurer la valeur du statut des réfugiés, développer une stratégie favorable à la protection des réfugiés qui ont intégrés les groupes armés et mettre fin aux rapatriements forcés des réfugiés surtout vers le Rwanda. Le camp de transit de Goma pour le départ vers le Rwanda, devrait en principe être un camp de transit pour les nouveaux arrivants,

Décourager toute politisation des réfugiés et de services envers les réfugiés qui doivent rester purement humanitaires, en assurant que ces services soient disponibles, accessibles, sans cout, et de bonne qualité pour chaque réfugié,

Promouvoir et encourager les idées innovatrices qui argumentent pour la mise en place des lieux fixes et officiels de résidences pour les réfugiés au Nord Kivu enfin d’augmenter leur opportunité de protection,

Appuyer urgemment les services d’identification et d’enregistrement de chaque réfugié sur le territoire du Nord Kivu, et mettre en place des campagnes de sensibilisation par une communication effective qui touche chaque réfugié physiquement,

Décourager les rapatriements forcés actuels et mettre en place une réflexion approfondie qui pourra aboutir à une stratégie appropriée sur ces opérations en consultations avec les réfugiés, promouvoir l’intégration communautaire de ces refugies qui se trouveraient dans des groupes armés. Il s’avère urgent de faire plus de recherches pour bien évaluer les rapatriements actuels des réfugiés enfin de fournir des informations crédibles pour mettre fin aux différentes allégations sur ces rapatriements forcés,

Mettre en place un système qui permet à chaque réfugié d’accéder aux services humanitaires de base, surtout le logement, la nourriture, les soins médicaux, l’éducation et protection physique. Ces services humanitaires devraient être disponible, accessible, coutent moins, et de bonne qualité pour chaque refugie au Nord Kivu,

Faire priorité l’éducation civique aux réfugiés et encourager la promotion des leurs droits universels, inaliénables, inter-indépendants, indivisibles. Ainsi qu’éradiquer la phobie manifeste envers les droits humains, la démocratie et la bonne gouvernance qu’on observe dans le monde humanitaire,

Nous pensons que le HCR devrait considérer la mise en place d’un système de communication efficace avec les réfugiés et avec la population locale où résident les réfugiés pour promouvoir la cohabitation pacifique,

Engagez la CNR pour supprimer cette phrase qui refuse l’assistance aux réfugiés et mettre en place une stratégie d’encourager les réfugiés se trouvant dans une situation quelconque de demande l’assistance. L’assistance humanitaire aux réfugiés devrait être considérée comme acte de justice envers les réfugiés et pas comme des actes de charité,

Mettre en place et développer un leadership ardent qui sera à la hauteur de porter solution aux problèmes actuels des réfugiés au Nord-Kivu. Décourager le staff du UNHCR et ses partenaires de nier l’existence des demandes légitimes des réfugiés pour accéder aux services et de travailler plus pour répondre aux besoins urgents de chaque réfugiés sans discrimination ni distinction liée au pays de provenance, sexe, milieu de résidence, ou rang social parmi d’autres,

Considérez de prendre distance contre toutes les pratiques qui violeraient les droits des réfugiés ainsi que les instruments nationaux et internationaux en rapport avec la situation des réfugiés, et instruire tous les partenaires à observer les droits des réfugiés dans l’exercice de leur travail ainsi que rompre le contrat avec ceux-là qui continueraient à violer les droits des réfugiés,

De revoir urgemment la stratégie du profile-bas et d’abandon pour que l’UNHCR se place au milieu des réfugiés à la recherche des solutions à leurs problèmes. Mais aussi revendique la protection effective des réfugiés dans d’autres milieux outre que Goma et Karisimmbi,

Mettre fin au système Mutuelle de Sante en prenant le coût total de soins médicaux et faire des contrats direct avec les centres de santé qui existent. Mettre en place une habitude de l’évaluation trimestrielle de tous les partenaires d’UNHCR,

Considérez l’urgence de mettre en place un système d’enregistrement permanant des réfugiés par la Commission Nationale pour les Réfugiés (C.N.R), en même temps engager le gouvernement Congolais pour octroyer les statuts des réfugiés sans conditions et dans l’urgence à tous ceux-là qui ont déjà fait des années en attente,

De décourager toute pratique tendant à discriminer ou à refuser services aux réfugiés qui utilisent leurs documents livrés par la C.N.R et le H.C.R, et urgemment rendre tous les documents des réfugiés uniformes pour tous, et s’assurer que chaque réfugié possède une carte pour réfugié,

Considérez une campagne de conscientisation de la Communauté Internationale pour mobiliser des fonds nécessaires pouvant permettre le H.C.R à répondre aux besoins de chaque réfugié qui attend les services du H.C.R,

Ayant fois à votre abnégation de lutter pour la protection effective, nous nous donnons de mettre en place des mesures urgentes et plus concrètes qui nous rassurent de votre bonne volonté de contribue à la protection de chaque réfugiés. Nous restons mobilise pour la promotion des droits des refugies ici à l’Est de la RDCongo et nous continuons de mobiliser d’autres acteurs pour appuyer le même but, tout en restant vigilant de prendre d’autres actions de revendications collectives si nous observons que vous demeurez insensibles aux demandes légitimes de la protection des réfugiés, en rapport avec l’Article 28 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948,

Nous vous prions d’agréer, cher Représentant du HCR sous délégation de Goma, l’expression de nos hommages les plus déférents.

Jackson Baguma Ntamuzinda

Coordonnateur Régional

Author: Kuliloshi Pecos